Réunion du Conseil d'Administration du 27 et 28 octobre 2006
Membres présents :
Robert Allgayer, Philippe Ancelot, Patrick Butteux, Guy Chopin, Jean-Jacques Eckert, Pierre Geiler, Patrick Goin, François Gros, Dominique Lorillère, Jean-Jacques Lorrin, Pierre Moreau, Henri Renard, Aurélien Sapolin, Bertrand Torchy, Jessy Travers, Claude Vast.
Membres excusés :
Clément Martin, Pierrick Le Gall, Michel Dantec, Michel Delay,
A l’ordre du jour
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• Approbation du compte rendu de la dernière réunion de Conseil d'administration ;
• Point sur le congrès ;
• Etude d’un projet de financement des activités des Délégués régionaux ;
• Création d’un réseau concernant le maintien d’espèces en voir de disparition ; participation aux actions de l’ACP sur le recensement des espèces maintenues et reproduites en captivité
• Stage certificat de capacité ;
• Point sur les relations avec le ministère de l’écologie ;
• Point sur les relations avec la BNA ;
• Actions et projets du comité d’Ethique ;
• Site internet ;
• Bilan financier définitif 2005 ;
• Présentation du travail du groupe de travail « valeurs diplômantes ».
o Projet de reconnaissance des compétences et des connaissances niveau 1 et 2 validé par le groupe de travail, présentation et mise en place ;
o Présentation du règlement de bourse ;
o Présentation et mise en place du niveau 6.
• Point sur les livrets techniques ;
• Point sur la diathèque – vidéothèque ;
• Dotation des manifestation ANS ;
• Questions diverses :
o Budget prévisionnel 2007 ;
o Bilan financier 2006 arrêté au 31 août ;
o Etude des dossiers de sinistre.
Etant donné l’importance de certains points inscrits, et constatant que le temps ne sera pas suffisant pour étudier tout l’ordre du jour, le C.A. décide de débuter par l’étude des points les plus importants.
Approbation du compte rendu de la dernière réunion de CA
Aucune modification n’est à apporter à ce compte-rendu.
Point sur les relations avec la B.N.A.
Le BNA est l'organisme reconnu par les autorités au niveau fédéral allemand en ce qui concerne la protection professionnelle des espèces et de la nature. A cet effet le BNA a créé des dossiers spécifiques appelés « classeurs de scolarisation » : aquariophilie, terrariophilie et ornithologie. Ce document pourra servir à élaborer les questions relatives à notre propre diplôme. Le BNA organise en permanence des séminaires destinés aussi bien aux amateurs qu'aux professionnels. Cela veut aussi dire que le BNA est reconnu en lieu et place des organismes professionnels.
Le BNA a également créé un règlement reconnu pour l'organisation des bourses aquariophiles.
La documentation complète nous a été remise. Celle-ci pourra servir de base pour nos futurs travaux.
Le BNA ne pense pas qu'il y aura dans un futur proche de réglementation européenne contraignante concernant notre hobby. Il y aura peut-être une sorte de cadre européen dans lequel les pays créeront leur propre législation. Celle-ci tout en étant crédible doit rester souple et accessible avec un minimum de contrainte. N'oublions pas l'esprit d'amateurisme. C'est pourquoi il nous faut en jeter les bases dès à présent. Le BNA pense qu'un regroupement européen constituant un lobby animalier ne serait pas suffisant pour créer un moyen de pression. Nous ne sommes pas assez nombreux et l'effort nécessaire serait disproportionné par rapport aux résultats, même pour les professionnels.
Il en découle que la FFA doit devenir rapidement l'interlocuteur compétent et incontournable auprès des autorités françaises. Il vaut mieux proposer plutôt que subir les réglementations. Il faut aussi privilégier le statut d'amateurs en opposition aux professionnels. Le travail amorcé au cours du dernier ÇA doit donc être approfondi afin de pouvoir avancer rapidement. Des contacts réguliers auront lieu avec le BNA pour leur signaler l'évolution de notre travail.
Ceci veut aussi dire que la FFA sera la cheville ouvrière et que toute association désirant organiser une bourse aquariophile devra être affiliée à la FFA et appliquer la réglementation que nous aurons su déterminer et faire approuver par les autorités.
Cela signifie aussi qu'il faudra voir ce qui se passe dans les autres pays comme la Belgique ou l'Autriche, l'Italie par exemple.
Au stade actuel, le BNA ne cherche pas fondamentalement à faire un regroupement européen ne sentant pas de danger immédiat, par contre une certaine « harmonisation » à l'intérieur de chaque pays, issue des diverses organisations (oiseaux, reptiles, poissons) pourra être la base de négociation auprès de chaque Ministère national concerné. Mais ces organisations représentatives nationales doivent être fiables, sérieuses et crédibles.
Entrevue BNA Hambrùcken - 20 avril 2006.
Intervenants : Lorenz Haut, Jûrgen Hirt, Robert Allgayer et Jean-Jacques Eckert
Réunion EATA
Par ailleurs, Jean-Jacques ECKERT assistera, le 18 novembre à Cologne, en tant qu’observateur, à une réunion de l’E.A.T.A. (European Aquaristic and Terraristic Association).
J.J. LORRIN rappelle qu’il a été pendant 2 ou 3 ans Trésorier de cette organisation. Les réunions annuelles n’apportaient strictement rien de concret. Le Président de l’époque était plutôt autocrate et ne rendait compte à personne. Le rôle du Trésorier se limitait, en fin d’année, à constater les dépenses sans avoir le moindre mot à dire.
D’après J.J. ECKERT, un nouveau bureau a été élu et sa volonté est de faire en sorte que toute l’Europe aquariophile parle un langage communautaire, au niveau des bourses par exemple.
Un compte-rendu de cette réunion sera fait lors de la réunion de printemps du C.A.
Création d’un réseau concernant le maintien d’espèces en voie de disparition ; participation aux actions de l’ACP sur le recensement des espèces maintenues et reproduites en captivité
Ce projet est présenté par Aurélien Sapolin et se trouve dans le prolongement de celui initié par Anton LAMBOJ il y a quelques mois à l’étranger.
1/ Les faits :
Actuellement, l’habitat des espèces d’eau douce est le plus menacé sur terre. L’indice « Planète vivante » du WWF montre que les populations d’espèces d’eau douce ont chuté de moitié depuis 1970, et ont chuté de 30% pour les espèces marines.
Le taux d’extinction des espèces d’eau douce est alarmant : en 1996, 91 espèces avaient disparu « officiellement » (dont 50 espèces de Cichlidés du lac Victoria). 11 espèces supplémentaires ont disparu à l’état sauvage mais continuent à survivre en captivité.
L’Homme est directement responsable de cette situation qui ne cesse de s’empirer.
4 raisons principales peuvent être mentionnées :
- L’Homme puise des quantités très importantes d’eau douce pour son agriculture, son industrie et sa consommation personnelle. Lorsque l’eau est rejetée, elle est souvent polluée. Lorsqu’elle n’est pas rejetée, il y a destruction directe des écosystèmes située en aval (la mer d’Aral est détruite car l’eau de ses affluents a été retirée d’une manière excessive).
- Les cours d’eau sont directement altérés par des détournements humains (barrages essentiellement). On peut ajouter à ceci les des pollutions intentionnées des cours d’eau : chercheurs d’or au mercure au Brésil !
- La surpêche est également en cause dans certains cas assez rares. Par exemple Hypancistrus zebra qui est aujourd’hui menacé. La pêche des poissons marins au cyanure est également un autre problème de pêche, même si les certifications MAC essaient d’améliorer les choses …
- L’introduction, intentionnelle ou non, d’espèces étrangères dans une niche écologique. De nombreux biologistes pensent que c’est la cause principale du déclin de la diversité biologique. Tout le monde a bien entendu en tête l’introduction de la perche du Nil (Lates niloticus) dans le Lac Victoria vers 1970 ; mais aussi la jacinthe d’eau sud-américaine (Eichhornia crassipes) qui flotte au gré des courants et qui a une expansion fulgurante, ou encore de la Caulerpa taxifolia en méditerranée, etc…
En tant qu’aquariophiles, nous sommes peu (ou pas) puissants face à ces facteurs d’extinction d’espèces. Les faits se déroulent souvent à des milliers de kilomètres de la France et sont hors de portée de nous, simples citoyens.
2/ Les propositions.
Les aquariophiles maintiennent dans leurs bacs énormément d’espèces sauvages, que ce soit des poissons, plantes, escargots, crevettes, …
Dans 99% des cas, il s’agit d’animaux « commerciaux » élevés à grande échelle en Asie ou en Europe de l’Est.
Mais dans 1% des cas, il s’agit d’espèces inconnues du grand public, maintenues pas de vrais passionnés ; des espèces peu ou pas reproduites en captivité (et qui sont peut-être menacées dans leur milieu naturel et/ou qui seront interdites d’exportation/importation dans un futur proche). Le Brésil est ici un excellent exemple.
L’idée est de créer une base de donnée nationale (voire internationale par la suite) regroupant les espèces rarement rencontrées en aquariophilie.
- Chaque éleveur pourrait inscrire les espèces qu’il maintient, celles qu’il reproduit, celles où il ne possède plus que des représentant d’un seul sexe, …
- Chaque éleveur pourrait trouver des nouvelles souches qu’il recherche, que ce soit pour débuter un nouvel élevage ou pour diversifier le pool génétique d’individus déjà en sa possession.
3/ Organisation du projet.
Tout d’abord une liste des espèces à refuser systématiquement sur la liste devra être élaborée en concertation avec les Associations nationales spécifiques (ANS) (je ne pense pas qu’il soit nécessaire de mettre les guppys ou les scalaires d’élevage par ex).
Ce projet ne pourra se faire qu’avec la contribution des ANS : ce sont elles qui ont les vrais passionnés, ultra spécialisés et connaissant réellement les souches qu’ils maintiennent.
Chaque ANS devra mettre ses adhérents au courant de ce projet et leur indiquer le moyen de s’inscrire sur cette base de données nationale FFA.
Les autres associations affiliées devront être mises au courant par courrier et/ou publication dans le bulletin trimestriel.
Les magazines et les grands sites web pourront être prévenus.
La base de données devra être informatisée et mise à la disposition de tous sur le web. L’identité des éleveurs devra absolument être confidentielle pour le public, chaque éleveur aura son propre numéro du type : « N° de département + N° à 3 chiffres ». Ce numéro sera attribué à chaque éleveur lors de son inscription.
Il faudrait ainsi créer des emails du type par exemple : «
67001@fedeaqua.org », avec redirection automatique vers la boite Email que l’éleveur nous aura communiqué.
Ce système possède un triple avantage :
- L’éleveur peut juger par lui-même si il peut accorder sa confiance à l’interlocuteur et lui communiquer ses coordonnées complètes le cas échéant.
- Les personnes cherchant des espèces savent dans quel département les éleveurs se trouvent.
- Pas ou peu de travail pour le comité d’éthique dans les relations entre éleveurs.
Actuellement, je ne sais pas si un tel système est informatiquement envisageable avec les moyens dont nous disposons.
La base de donnée sera je pense de type Excel (Bertrand devrait être plus à même que moi de nous confirmer tout ceci), avec divisions en Familles puis en Espèces (voire Populations …).
Toutes les modifications de la base de données se feront par la même personne (pour que toutes les informations soient remplies d’une manière identique et qu’il n’y ait pas d’âneries en ligne). Les éleveurs n’auront donc qu’un interlocuteur pour envoyer les modifications à apporter.
Pour chaque espèce, un code de couleurs différenciera les espèces maintenues, reproduites et recherchées.
4/ Les Questions à se poser.
- Une telle base de données est-elle aisément réalisable informatiquement parlant ?
- La création d’e-mails avec redirections est-elle possible ? Si oui, combien peut-on en créer au maximum ?
- Qui créera une telle trame informatique ?
- Ou sera hébergée cette base de données (création d’un site spécifique ? ; sur le site de la fédé ? ; sur le site du comité d’éthique ?)
- Faut-il demander aux éleveurs leurs coordonnées complètes au moment de leur inscription, ou juste leur Email ?
- Qui se chargera des mises à jour des informations de la base de données (je poserai certainement ma candidature à ce poste si le projet voit le jour) ?
- Jean-Jacques Eckert m’a informé qu’Anton Lamboj a d’ores et déjà consacré un site à son projet : il serait bon de le contacter pour voir la trame qu’il utilise (afin de pouvoir fusionner les bases de données dans le futur), voir envisager une collaboration … (sur ce point précis je pense qu’il vaut déjà mieux voir ce que ça donne en France avant d’envisager plus grand, mais la discussion est bien entendu ouverte !).
Le Conseil d’administration donne son feu vert pour la réalisation de ce projet. Un groupe de travail est nommé, comprenant : Aurélien Sapolin, Jean-Jacques Eckert (plus spécialement chargé des traductions), Bertrand Torchy (plus spécialement chargé de la partie informatique) et Philippe Ancelot.
Un premier bilan sera établi lors de la réunion de printemps du C.A.
Présentation du travail du groupe de travail « valeurs diplômantes » et « bourses »
A la suite du livret « certificat de capacité », le CA s’est aperçu que les quelques clubs et particuliers qui en ont besoin, se trouvent en difficulté pour faire admettre leurs compétences et connaissances.
Le certificat de capacité reste une autorisation administrative d’exercer et ne valide en rien les connaissances. Ceci a justifié la décision du Conseil d'Administration, en avril 2006, de créer un groupe de travail « reconnaissance des connaissances et des compétences ».
Depuis, le groupe a établi un projet en 5 niveaux, plus un niveau honorifique. Le groupe de travail et le CA ont validé les niveaux 1-2 et honorifique. Le groupe de travail continue pour 2008 à préparer le niveau 3 et 4.
Le principe :
• niveau 1 = débutant dans le club, 2 ans d’ancienneté FFA ;
• niveau 2 = confirmé dans le club, 3 ans d’ancienneté FFA et confirmation d’amateur à but non lucratif pour les bourses.
• niveau honorifique = reconnaissance de la FFA.
Le but : Le but de ce projet est de faire reconnaître et de valider par les ministères concernés notre activité comme étant un loisir scientifique, écologique, social, de faire reconnaître par ces ministères le niveau 3 comme équivalence pour le certificat de capacité en ce qui concerne la partie théorique. A terme, faire reconnaître les niveaux 3-4-5 par une équivalence universitaire.
Suite aux travaux sur la « reconnaissance des connaissances et des compétences », nous avons conclu que, dès le niveau 2, il était nécessaire d’étudier un règlement de bourse. A noter que le ministère de l’Ecologie nous a fait savoir qu’à défaut d’un règlement proposé par la Fédération, il serait amené à réglementer lui-même ce genre de manifestation.
Son but :
Le règlement a pour but de simplifier toutes les démarches administratives pour l’organisation des bourses, de se mettre en règle avec la loi et de faire tomber un certain nombre d’idées reçues.
Néanmoins, pour les bourses importantes, il y a toujours moyen de faire les déclarations aux impôts et aux diverses administrations.
Pour n’avoir aucun souci et simplifier au maximum l’organisation de bourses pour les associations (déclarations, comptabilité, TVA, impôt sur les sociétés, etc..), il faut que le chiffre d’affaire global (y compris la bourse) de l’année ne dépasse pas 27 000€, ce qui est le cas de 95% des associations.
Ce règlement défend l’amateur non lucratif et demande aux autres d’être en règle avec la loi.
Le projet :
Il a été validé par le groupe de travail. Le règlement avec la démarche (comportant la référence aux articles de lois) fera l’objet d’un livret technique FFA.
Le groupe de travail est composé de : Claude VAST, Patrick GOIN, Pierre GEILER, Robert ALLGAYER, Pierre MOREAU, Jean-Jacques ECKERT, Patrick BUTTEUX.
Le C.A. valide à l’unanimité les travaux de ce groupe de travail et note le sérieux avec lequel les recherches législatives ont été menées par Pierre Geiler.
Budget prévisionnel 2007
Le budget prévisionnel 2007 est présenté par Philippe Ancelot.