Personne ne sait rouler à vélo ou conduire une voiture en naissant. Ca s'apprend, tout comme la mécanique.
Le vocabulaire est la base. c'est pas en refusant le vocabulaire qu'on échange avec les autres.
Rien ne se créé, rien ne disparait, tout se transforme. Lavoisier. Encore un chimiste, pas de chance.
Donc non un KH ne se consommera jamais. Non un ion qu'on ne trouve plus, n'est pas consommé non plus, recombinaison chimique.
Capacité de certaines plantes à extraire du CO2 des bicarbonates si nécessaire. Décalcification biogène. Le KH chute. Même les poissons entrainent des modifications des équilibres chimiques.
La mauvaise connaissance des équilibres chimiques entraine des hypothèses ou conclusions fausses ou biaisées, sur des observations à priori exacte.
et non abaisser un KH, n'est pas une obligation pour modifier un pH, une rasade d'acide chlorhydrique (acide fort), et le pH chute plus moins brutalement selon la quantité.
Un pouvoir tampon freine tout autant l'augmentation brutale du pH.
Et non, le KH ne se résume pas à un effet tampon.
Avoir une vue trop concentrée ou trop réductrice sur un milieu aquatique, ne permet pas de comprendre ce qui s'y passe, on ne peut jamais faire abstraction de tout le reste, et surtout peut entrainer des règles ou conclusions fausses.
Ma tante, qui n'y entend rien en science, qui n'y connait rien en aquariophilie non plus, a réussi à faire grandir pendant près de 20 ans et maintenir en vie environ 25 ans, un poisson rouge, dans un aquarium de 33L, à la fin de sa vie, le poisson rouge était devenu blanc et avait bien du mal à se retourner dans le volume. Et pourtant elle a fait tout ce qu'il ne fallait pas faire dans la maintenance de ce poisson rouge. Ce n'est pas pour autant que je la prendrais en exemple, pour l'aquariophilie ou même les poissons rouges, en dépit d'une indéniable réussite malgré tout, ce poisson rouge étant parvenu à sa taille adulte. Récurage de l'aquarium périodique, avec produit de vaisselle ou javel, selon le besoin...
Un exemple qui montre bien l'erreur et le danger de se fier à une théorie qui semble censée au départ :
Comme c'est l'augmentation des nitrates et phosphates qui déclenche des problèmes pour les plantes et les poissons, on fait des changements d'eau pour réduire cette augmentation et revenir à des concentrations qu'on juge acceptable. Nitrates et Phosphates sont produits par les poissons essentiellement, à parti de la nourriture qu'on leur donne à manger. Apport extérieur en minéraux (entre autres). Nitrates et Phosphates solubles dans l'eau, sont des minéraux et font donc augmenter la minéralisation de l'eau donc sa conductivité.
Donc en mesurant assez souvent et régulièrement la conductivité d'un bac, en observant les hausses de cette conductivité, il doit etre possible de déterminer, qu'il est maintenant tant d'effectuer un changement d'eau, le bac doit avoir une concentration de nitrates et de phosphates jugée trop importante.
Comme j'avais de nombreux bacs, j'ai décidé de suivre au long cours la conductivité de ceux-ci. Et ce qui semblait une parfaite évidence, ne l'était nullement. Les fluctuations de conductivités à la hausse, n'étaient ni proportionnel ni à imputer à coup sur aux nitrates et phosphates. Pire encore, une conductivité qui ne bouge pas, mais des valeurs de Nitrates/Phosphates qui ont pris des valeurs au delà du seuil de déclenchement de la maintenance.
Les hausses ou pas, les variations n'étaient même pas homogène d'un bac à l'autre. (comparativement au taux de NO3/PO4 trouvé. Puisqu'au bout de plus d'1 mois avec la même eau, j'ai commencé à trouver étrange de ne pas retrouver ce que je m'attendais à trouver comme résultat. J'ai cependant poursuivi l'expérience pour tenter de lier conductivité en hausse et pollutions plusieurs mois. )
De même qu'il n'est pas exacte de pouvoir lier à coup sur, GH et conductivité. On ne peut calculer un GH avec la conductivité. Pas plus qu'un GH ne va donner une valeur de conductivité.
A vouloir trop simplifier, à émettre des hypothèses trop simplistes, on se plante aussi en beauté.
D'où vient mon erreur ? Je n'ai pris en compte qu'une toute petite partie, trop restrictive, des équilibres chimiques d'un milieu aquatique avec du vivant. Et il n'était pas possible de lier "pollution" avec la lecture de conductivité et son augmentation.
Et pourtant un milieu fortement pollué d'un aquarium, en fonctionnement habituel, donc pollutions issus des poissons, va avoir une conductivité beaucoup plus élevé que celle que l'on va relever le lendemain d'un changement d'eau. Et donc c'est à la fois un indicateur et pas un indicateur de pollution selon le cas. Et ce n'est pas spécialement prévisible en plus.
Et cela a été fait sur plusieurs mois, j'ai continué malgré tout, à faire des relevés de conductivité des bacs, mais je ne m'en servais que pour ajuster le mélange osmosée/robinet de chacun d'entre eux, à chaque changement d'eau, selon ce que je voulais faire. Plus ou moins minéralisée.
Si cela avait été un succès, cela m'aurait permis d'ajuster le renouvellement de l'eau, exactement à la concentration de NO3/PO4 voulue, en quantité de changement d'eau aussi. Une mesure de conductivité prend quelques secondes, quand une mesure de NO3/PO4 en prend au moins 10 minutes.
Ma théorie était belle mais au final, le résultat m'a prouvé qu'elle était fausse, alors qu'elle avait toute l'apparence d'être censée et vérité.