La bonellie verte est un ver marin (phylum des Échiuriens) au remarquable dimorphisme sexuel.
La femelle vit enfouie dans le sable, au risque d'être dévorée par une mourine (une raie du genre Myliobate).
La bonellie verte représente un cas de dimorphisme sexuel extrême. En effet, il faut deux ans à la bonellie femelle pour devenir adulte et acquérir une taille de 1 m, alors que le mâle au stade adulte sera 200 000 fois plus petit, ne dépassant pas quelques millimètres. Encore à l'état larvaire, le mâle se masculinise en s'approchant et s'accolant à une femelle. Son avenir est d'être aspiré par la trompe de la femelle et d'être placé dans son « androcée » lui permettant de féconder les œufs qu'il verra passer.
Les vers bonellies vivent proche des fonds sablo-vaseux pour se nourrir de particules qu'ils acheminent à la bouche à l'aide de cils vibratoires répartis le long de la trompe. Les mâles ne mesurent qu'un à deux milimètres et ne servent qu'à la reproduction vivant en parasites proche des femelles.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Bonellie_verte
Les Echiuridés
Ces vers demeurent la plupart du temps dissimulés dans des anfractuosités ou enfouis dans le sol. Le corps se prolonge par une longue trompe non rétractile, c'est-à-dire qu’elle ne peut être ni allongée, ni raccourcie ! Elle a pour fonction la récupération de fines particules organiques qui seront ensuite acheminées vers l’orifice buccal.
Chez de nombreuses espèces, le mâle est de taille minuscule, nain, et celui-ci vit directement à l’intérieur de l’utérus ou de l’œsophage de la femelle dès qu’il en a trouvée une !!!… Ce parasitisme sur et aux dépens de la femelle assure la fécondation qui donne naissance à une larve planctonique ciliée (nommée ‘thlassema' qui va ensuite se fixer sur un site favorable pour son développement et son évolution en individu adulte.
Les échiuriens sont souvent connus grâce à des variétés de ‘Bonellie’, dont l’une se rencontre fréquemment en Méditerranée : Bonellia viridis. Les bonellies se distinguent par une excroissance céphalique (la trompe) de couleur verdâtre et capable de mesurer jusqu’à 1,5 m de longueur ! Celle-ci peut ainsi explorer le milieu environnant loin de la cavité où est logé le corps du ver. Celui-ci mesure une dizaine de cm, en forme de concombre. Le corps est généralement totalement enfoui, ancré dans la roche du récif, mais il arrive de rencontrer des sujets logés sous de grosses pierres. Comme beaucoup de vers, les échiuriens n’apprécient guère une luminosité trop intense et vivent le plus souvent sur des sites ombrés, à quelques mètres de profondeur.
Par rapport à nos aquariums, des exemplaires peuvent parfois être introduits par le biais de pierres vivantes, mais seules les femelles pourraient être aperçues (les males étant trop petits).
Leur survie est quasiment impossible.
http://www.aquaportail.com/articles-ite ... riums.html